<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://www.unioncentriste-senat.fr/rss_tpa.xml" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>groupe Union Centriste : travaux parlementaires</title>
<link>http://www.unioncentriste-senat.fr/rss_tpa.xml</link>
<description></description>
<item>
<title>Projet de loi de finances rectificative pour 2012-Nouvelle lecture-Question préalable Explication de vote</title>
<link>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_projet-de-loi-de-finances-rectificative-pour-2012-nouvelle-lecture-question-prealable-explication-de-vote_1009.php</link>
<pubDate>29 Mar 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<description><h2 style="text-align: justify;"><strong>M. Jean-Jacques Pignard</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le groupe de l'Union centriste et républicaine votera bien évidemment contre la motion tendant à opposer la question préalable. Je ne comptais d'ailleurs pas prendre la parole, mais, imitant mon collègue David Assouline, je me permettrai à mon tour une intervention hors sujet à propos de la culture. <em>(Sourires.)</em></p>
<p style="text-align: justify;">M. Assouline, avec lequel nous avons ce débat régulièrement, a quitté l'hémicycle aussitôt après son intervention, nous privant de toute possibilité d'échanges, mais le message est passé : il voulait dire au SYNDEAC, à la CGT, aux directeurs de festival que la droite tuait la culture et que seule la gauche pouvait la sauver !</p>
<p style="text-align: justify;">Cessons ce petit jeu !</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la crise que traverse l'Europe aujourd'hui, la plupart des États ont coupé drastiquement dans les dépenses de culture : je pense au festival d'Athènes, qui a vu sa subvention réduite de 50 %, au Liceu de Barcelone, à la Scala de Milan, avec laquelle je suis en relation en tant que vice-président de l'Opéra de Lyon.</p>
<p style="text-align: justify;">Or ce n'est pas ce qu'a fait la France, et je ne peux pas laisser M. Assouline dire le contraire, même si la culture, comme tous les domaines de notre vie publique, doit assumer sa part de la rigueur.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Assouline a cité les monuments historiques. Mme Férat a déposé une proposition de loi remarquable afin que l'État et les collectivités locales assument ensemble la gestion des monuments historiques : nous devons aller en ce sens.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Assouline a également abordé la question des recherches archéologiques, domaine que je connais bien. La situation en France était complètement figée ; nous l'avons fait évoluer, avec le président Legendre. C'est ainsi que nous ferons non pas plus ou moins de culture, mais mieux, et parfois avec moins d'argent.</p>
<p style="text-align: justify;">Je conclurai, pour rester dans mon hors sujet <em>(Sourires.)</em>, par le spectacle vivant en France. Qu'il s'agisse des festivals, des grands théâtres nationaux et même du théâtre privé, la priorité doit être à la création et non à l'administration ni aux frais de structure qui « plombent » les manifestations culturelles.</p>
<p style="text-align: justify;">S'il y a bien une culture que je refuse, c'est cette culture assistée qui voit s'additionner les postes, mais au détriment de la création ! <em>(Applaudissements</em> <em>sur les travées de l'UCR et de l'UMP.)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Voici ce que j'aurais aimé dire à M. Assouline, mais il n'est plus là pour m'entendre : la culture, comme le cœur, n'est pas le monopole de la gauche ! <em>(Très bien ! et nouveaux applaudissements</em> <em>sur les mêmes travées.)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p></description>
<guid>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_projet-de-loi-de-finances-rectificative-pour-2012-nouvelle-lecture-question-prealable-explication-de-vote_1009.php</guid>
</item>
<item>
<title>Projet de loi relatif à la majoration des droits à construire </title>
<link>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_projet-de-loi-relatif-a-la-majoration-des-droits-a-construire-_1027.php</link>
<pubDate>06 Mar 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<description><div id="intv_par_392" class="intervenant" style="text-align: justify;"><a name="int392"></a>
<h2 id="par_392"><span class="orateur_nom"><span class="orateur_nom">M. Vincent Capo-Canellas</span></span></h2>
<p>Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, le dispositif proposé dans ce projet de loi est considéré comme l’un des outils permettant de répondre à la crise du logement, crise dont nous connaissons tous la réalité en tant qu’élus locaux. Il s’inscrit naturellement dans le cadre de la politique globale du logement menée par le Gouvernement. M. le ministre a expliqué à l’instant la philosophie qui inspire cette politique : encourager l’offre de logements pour satisfaire les besoins de la population.</p>
<p id="par_393">Construire des logements est évidemment une nécessité dans le contexte de pénurie actuelle. C’est un objectif partagé sur toutes les travées de cette assemblée. Si beaucoup a été fait ces dernières années pour répondre à ce défi, avec des résultats tangibles en termes de constructions de logements sociaux, notamment, il faut poursuivre l’effort.</p>
<p id="par_394">Beaucoup reste en effet à réaliser pour répondre aux besoins de nos compatriotes.</p>
<p id="par_395">Monsieur le ministre, votre réflexion repose sur une conviction : une politique de l’offre comblera le déficit de logements et permettra de limiter la hausse des prix. C’est sans doute le bon axe ; reste qu’il ne peut à lui seul constituer la solution à tous les problèmes. J’y reviendrai à la fin de mon intervention.</p>
<p id="par_396">Le projet de loi vient cristalliser, en pleine campagne électorale, des oppositions naturelles. Promesse présidentielle, disent certains ; réponse de candidat, pourrions-nous dire, en voyant la modification proposée par nos collègues socialistes. Je m’attacherai moins au dispositif, amplement commenté en première lecture, et à la proposition qui y répond, qu’au fond du sujet.</p>
<p id="par_397">Au-delà de nos différences d’appréciation, un diagnostic partagé se dégage sur la politique du logement. Nous sommes tous d’accord sur le fait que la forte demande existant dans notre pays est insatisfaite, et qu’à cette demande s’attachent des préoccupations majeures pour la vie quotidienne : la cherté des loyers, l’insalubrité, la sur-occupation. Le logement est l’un des principaux sujets d’inquiétude aujourd’hui. La demande ne pourra être satisfaite que si nous construisons beaucoup plus de logements, de tous types, qu’il s’agisse de logements sociaux ou de logements en accession, en veillant à la mixité sociale et à l’équilibre des territoires.</p>
<p id="par_398">Dans le même temps, nous voulons lutter contre l’étalement urbain. La réponse à cette demande de logements, c’est en effet la densification dans les centres urbains et là où il existe une forte tension entre demande et offre de logements. Mais cette densification doit être, à mon sens, raisonnée.</p>
<p id="par_399">Avant d’exposer les modalités de sa mise en œuvre, je souhaite bien sûr revenir sur ce projet de loi. Le reproche qui lui est fait à gauche est d’être partiel ; c’est de bonne guerre, il y a sans doute là une part de vérité…</p>
<p id="par_400">Le rapporteur l’a dit, nous réglerons la crise du logement non pas avec une seule mesure, si utile soit-elle, mais en activant plusieurs leviers : la fiscalité foncière, notamment la fiscalité sur les plus-values immobilières, l’utilisation des terrains constructibles non bâtis, la cession des terrains publics, la simplification des règles d’urbanisme, la réduction des recours abusifs...</p>
<p id="par_401">À mettre au nombre de ces leviers, le Gouvernement propose, avec ce texte, une mesure simple et pragmatique : une majoration des droits à construire de 30 %. L’article unique du projet de loi tend à renforcer de façon pratique et opérationnelle les possibilités de densification, afin de pouvoir faire face à une demande toujours plus pressante. L’objectif est clair : libérer l’offre de logement, alors même que nous vivons un déséquilibre entre offre et demande.</p>
<p id="par_402">Le projet de loi tend à l’efficacité. Alors que la complexité du droit de l’urbanisme et l’accumulation de règles sur chaque territoire entraînent des longueurs et des blocages qui ralentissent la réalisation des programmes immobiliers, nous disposons pour une fois, avec ce texte, d’une réglementation simple.</p>
<p id="par_403">Autre aspect positif, ce projet de loi permet d’accroître l’offre de logements sans augmenter la dépense publique, ce qui est rare, convenons-en.</p>
<p id="par_404">Ce texte a donc le mérite de répondre simplement à une vraie préoccupation et à un réel besoin : on peut le porter à son crédit, alors que, bien souvent, nous pestons contre la complexité des dispositifs proposés. Cet outil, les élus locaux l’utiliseront s’ils en ressentent le besoin, pour mener leur politique du logement sur leur territoire, mais ce ne sera qu’un moyen parmi d’autres, dans la boîte à outils dont ils disposent actuellement.</p>
<p id="par_405">Ainsi, pour prendre l’exemple de ma ville, Le Bourget, j’estime que, si l’on peut envisager la densification de certains quartiers, elle ne saurait être généralisée sur l’ensemble de la commune, l’enjeu étant de parvenir à une densité raisonnée.</p>
<p>Il faut ici revenir, au-delà du texte, sur l’accompagnement nécessaire d’une densification raisonnée. Tout maire élu de la première ou de la deuxième couronne de l’agglomération parisienne, rencontre actuellement des difficultés s’il veut répondre aux objectifs fixés par l’État, qui nous demande de construire des logements, et ce en raison d’obstacles que l’État lui-même dresse involontairement. C’est un paradoxe, mais c’est la réalité.</p>
<p>Je ferai plusieurs observations. Première observation, la libération du foncier par l’État est affichée par le Gouvernement comme l’une de ses priorités – juste priorité – en faveur de laquelle il a déjà mis en place des dispositifs. Mais des progrès restent à faire. Si je prends encore une fois l’exemple de ma commune, cela fait plusieurs années que nous sommes en négociation avec l’État pour 4,2 hectares de terrains qui se trouvent en milieu urbain, terrains sur lesquels la commune pourrait construire des logements. Pourtant, ce foncier appartient – je vous le donne en mille ! – à la Direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement d’Île de France !</p>
</div>
<div id="intv_par_409" class="intervenant" style="text-align: justify;">
<p>L’État doit donc montrer l’exemple en facilitant la cession de ses terrains aux collectivités qui souhaitent disposer de foncier pour construire plus de logements.</p>
</div>
<div id="intv_par_414" class="intervenant">
<p id="par_415" style="text-align: justify;">Deuxième observation : l’excès de réglementations en matière d’urbanisme restreint également les possibilités de construction. Dans la communauté d’agglomération que je préside, l’application parfois un peu stricte des normes Natura 2000 et de la directive Oiseaux pourrait empêcher l’aménagement de terrains et la construction de logements sur la commune de Dugny. Vous connaissez cette commune, monsieur le ministre, pour vous y être rendu par deux fois au cours des derniers mois. <span class="info_entre_parentheses">(M. le ministre acquiesce.)</span></p>
<p id="par_416" style="text-align: justify;">Troisième observation : la territorialisation de l’offre de logements en Île-de-France, la fameuse TOL, conduit bien souvent l’État à demander plus d’efforts aux mêmes territoires, c’est-à-dire à ceux qui bâtissent et à ceux qui concentrent de véritables opérations d’aménagement et de construction de logements. En Île-de-France, 80 % des constructions sont réalisées dans 20 % des communes, ce qui montre le besoin de rééquilibrage de l’offre de logement.</p>
<p id="par_417" style="text-align: justify;">Il faut traiter ce problème de la répartition des constructions en partageant l’effort de logement équitablement dans l’ensemble du territoire francilien, et il convient d’éviter de construire toujours plus de logements sociaux là où ils sont déjà nombreux. Cette pente est la plus naturelle, mais elle conduit à une forme de ségrégation larvée.</p>
<p id="par_418" style="text-align: justify;">Il convient donc d’améliorer la pluralité de l’offre de logements sur un territoire donné. Un devoir de solidarité doit s’exercer dans l’ensemble de l’Île-de-France, au risque de favoriser la construction de ghettos. Je parle d’un risque, mais, pour nombre de nos concitoyens, c’est déjà une réalité.</p>
<p id="par_419" style="text-align: justify;">J’en viens à ma quatrième et dernière observation, qui porte sur l’effort de construction demandé par l’État.</p>
<p id="par_420" style="text-align: justify;">Comme d’autres, je suis au nombre de ces maires qui essaient de bâtir. Je le dis avec modestie, la population de ma commune a augmenté de 5 % en un an, ce qui est, vous en conviendrez, une évolution importante. Il faut que l’État sache aider plus ceux qui construisent. Notre population augmente ; nous devons ensuite satisfaire les besoins de ces nouveaux habitants en termes d’équipements publics : crèches, écoles, équipements sportifs et culturels. Or les dotations de l’État n’augmentent pas en conséquence, et, en tant que maires, nous ne gagnons rien à construire davantage de logements par rapport à ceux de nos collègues qui s’y refusent.</p>
<p id="par_421" style="text-align: justify;">Si l’État veut inciter les élus à construire, il doit trouver les moyens financiers de favoriser ceux qui répondent aux objectifs qu’il fixe. On pense à une sorte de bonus qui serait alloué aux bons élèves, aux villes qui bâtissent.</p>
<p id="par_422" style="text-align: justify;">Cette idée, de plus en plus reprise, n’arrive pas pour le moment à se traduire sur le plan législatif. Je sais que vous y êtes favorable, monsieur le ministre. Quand pouvons-nous espérer voir la mise en place d’un tel dispositif ?</p>
<p id="par_423" style="text-align: justify;">Pour conclure, le texte du Gouvernement participe, selon nous, à la concrétisation de l’objectif d’accroissement de l’offre de logement et certaines dispositions ont déjà démontré leur pertinence. Si nous ne sommes pas opposés à la densification, nous plaidons pour qu’elle soit raisonnée. Je souhaite que ce dispositif, simple et pragmatique, puisse aider certains maires. Si tel est le cas, et à cette réserve près, nous aurons fait œuvre utile. <span class="info_entre_parentheses">(Applaudissements</span> <span class="info_entre_parentheses">sur les travées de l'UMP.)</span></p>
<!--/cri:intervenant --></div></description>
<guid>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_projet-de-loi-relatif-a-la-majoration-des-droits-a-construire-_1027.php</guid>
</item>
<item>
<title>Projet de loi relatif à la majoration des droits à construire-Article 1er-Explication de vote</title>
<link>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_projet-de-loi-relatif-a-la-majoration-des-droits-a-construire-article-1er-explication-de-vote_1028.php</link>
<pubDate>06 Mar 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<description><div id="intv_par_602" class="intervenant">
<h2 id="par_602"><span class="orateur_nom"><span class="orateur_nom">M. Vincent Capo-Canellas</span></span></h2>
<p style="text-align: justify;">J’ai indiqué, lors de la discussion générale, que ce projet de loi venait cristalliser, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, des oppositions naturelles : certains le qualifient de promesse présidentielle et lui opposent une promesse de candidat, contenue dans l’article 1<sup>er</sup> A introduit par la majorité sénatoriale.</p>
<p id="par_603" style="text-align: justify;">Le Gouvernement souhaite supprimer cet article ; il est vrai que son dispositif souffre de deux lacunes.</p>
<p id="par_604" style="text-align: justify;">Tout d’abord, il oppose le logement social à l’accession à la propriété, alors que la mixité est nécessaire. La décote proposée s’appliquerait uniquement au logement social, alors qu’elle pourrait aussi favoriser un effort de densification de l’habitat.</p>
<p id="par_605" style="text-align: justify;">Ensuite, le dispositif de l’article 1<sup>er</sup> A souffre précisément du mal diagnostiqué par la majorité sénatoriale s’agissant du texte du Gouvernement : par une mesure unique, on prétend régler tous les problèmes ou presque, en oubliant qu’une politique ambitieuse de production de logements suppose un accompagnement global.</p>
<p id="par_606" style="text-align: justify;">Cet article 1<sup>er</sup> A constitue donc bien une promesse de candidat répondant à une promesse présidentielle. Comme en commission, notre groupe s’abstiendra.</p>
</div></description>
<guid>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_projet-de-loi-relatif-a-la-majoration-des-droits-a-construire-article-1er-explication-de-vote_1028.php</guid>
</item>
<item>
<title>Proposition de résolution européenne, sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données </title>
<link>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_proposition-de-resolution-europeenne-sur-la-proposition-de-reglement-du-parlement-europeen-et-du-conseil-relatif-a-la-protection-des-personnes-physiques-a-l-egard-du-traitement-des-donnees_1029.php</link>
<pubDate>06 Mar 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<description><div id="intv_par_847" class="intervenant">
<h2 id="par_847"><span class="orateur_nom"><span class="orateur_nom">M. Yves Détraigne</span></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le président, monsieur le garde des sceaux, mes chers collègues, il y a deux ans, en mars 2010, notre assemblée adoptait à l’unanimité la proposition de loi déposée par Anne-Marie Escoffier et moi-même visant à mieux garantir le droit à la vie privée à l’heure du numérique.</p>
<p id="par_848" style="text-align: justify;">Ce texte prévoyait notamment de faire de l’adresse IP une donnée personnelle et de rendre obligatoire la désignation d’un correspondant informatique et libertés dans les entreprises publiques ou privées où plus de 100 personnes ont accès à un fichier informatique ; il était proposé que ce correspondant puisse être mutualisé entre plusieurs entreprises.</p>
<p id="par_849" style="text-align: justify;">Il visait en outre à rendre obligatoire, plus claire et plus accessible l’information sur la durée de conservation des données et à permettre aux personnes concernées d’exercer plus facilement leur droit de suppression et de rectification.</p>
<p id="par_850" style="text-align: justify;">Il avait également pour objet de mieux encadrer la création et l’interconnexion des fichiers de police et de renforcer les pouvoirs d’enquête et de sanction de la CNIL.</p>
<p id="par_851" style="text-align: justify;">Bref, il s’agissait de rendre plus transparentes et plus accessibles aux utilisateurs d’internet et autres traitements numériques les informations les concernant et de donner une réalité au fameux « droit à l’oubli ».</p>
<p id="par_852" style="text-align: justify;">Adoptée à l’unanimité, notamment grâce aux améliorations apportées par son rapporteur Christian Cointat, cette proposition de loi faisait suite à un rapport d’information publié en mai 2009. Dans ce rapport étaient formulées une quinzaine de recommandations visant à mieux garantir le droit à la vie privée à l’heure des nouvelles mémoires numériques et à renforcer ainsi – car c’est bien de cela qu’il s’agit – la confiance des citoyens à l’égard de la société de l’information.</p>
<p id="par_853" style="text-align: justify;">Depuis que le Sénat a débattu de cette question – sans que, malheureusement, l’Assemblée nationale y donne suite –, l’actualité n’a eu de cesse de démontrer l’urgente nécessité de légiférer dans ce domaine. On ne compte plus les exemples de salariés victimes dans leur entreprise de messages électroniques échangés sur le <em>net</em> ou de candidats à l’embauche qui se voient opposer par leur futur employeur des informations d’ordre privé qu’ils croyaient n’avoir transmis qu’à leurs « amis », mais qui étaient, de fait, devenues très rapidement accessibles au plus grand nombre. On pourrait aussi évoquer les systèmes illégaux de croisement de fichiers, qui permettent parfois à une entreprise d’espionner ses salariés, comme la presse s’en est fait l’écho il y a moins d’une semaine.</p>
<p id="par_854" style="text-align: justify;">On ne peut donc que se réjouir de voir la Commission européenne s’emparer de cette question qui touche à nos libertés fondamentales et publier, le 25 janvier dernier, d’une part, une proposition de règlement relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, ainsi que, d’autre part, une proposition de directive, dont nous ne parlons pas en réalité aujourd'hui.</p>
<p id="par_855" style="text-align: justify;">Je ne reprendrai pas toutes les dispositions de la proposition de règlement de la Commission européenne ni de la proposition de résolution de notre collègue Simon Sutour, dont je veux souligner la forte implication et la sagacité sur un sujet qui – il faut bien le dire – concerne tout le monde mais échappe au plus grand nombre. Je ne citerai que quelques exemples du contenu de la proposition de règlement européen, montrant qu’elle va incontestablement dans le bon sens.</p>
<p id="par_856" style="text-align: justify;">Ainsi, elle met en place un corpus commun de règles relatives à la protection des données applicable dans toute l’Union européenne.</p>
<p id="par_857" style="text-align: justify;">Elle impose davantage d’obligations aux entités procédant au traitement de données à caractère personnel, telle l’obligation de notifier à l’autorité de contrôle nationale les violations graves de ces données.</p>
<p id="par_858" style="text-align: justify;">Elle prévoit que, chaque fois que le consentement de l’individu concerné est exigé pour que ses données puissent être traitées, ce consentement ne sera plus présumé mais devra être donné expressément.</p>
<p id="par_859" style="text-align: justify;">Elle facilite l’accès des personnes concernées à leurs propres données.</p>
<p id="par_860" style="text-align: justify;">Elle instaure un droit à l’oubli numérique pouvant permettre aux citoyens d’obtenir la suppression des informations les concernant si aucun motif valable ne justifie leur conservation.</p>
<p id="par_861" style="text-align: justify;">Enfin, elle prévoit que les règles européennes devront aussi s’appliquer pour des traitements réalisés à l’étranger par des entreprises qui sont implantées sur le marché européen.</p>
<p id="par_862" style="text-align: justify;">Certes, la proposition de règlement européen comporte quelques lacunes, et la présentation qui en a été faite par la commissaire européenne, qui met davantage l’accent, à mon sens, sur la nécessité de donner un coup d’accélérateur à l’économie européenne et de réduire les contraintes pesant sur les entreprises que sur la nécessité, pourtant tout aussi importante, de protéger les libertés individuelles, peut nous alerter. Il ne faudrait pas que, en voulant unifier le droit européen dans le domaine de la protection des données personnelles, on en vienne paradoxalement à compliquer les possibilités d’intervention des individus concernés et à affaiblir les autorités de contrôle nationales qui, dans de nombreux pays, dont le nôtre, ont su faire preuve, depuis de longues années, de clairvoyance et d’équilibre. Il est donc important pour notre assemblée d’évoquer explicitement ce point, parmi d’autres sujets, avec cette proposition de résolution.</p>
<p id="par_863" style="text-align: justify;">La commission des lois a adopté les amendements proposés par notre collègue Jean-Paul Amoudry, qui représente notre assemblée au sein de la CNIL et qui connaît particulièrement bien ces questions. Aussi ai-je le sentiment que la proposition de résolution, en tirant les conséquences des interrogations soulevées lors de l’audition de Viviane Reding, lesquelles n’ont pas toutes, il faut bien le dire, reçu de réponse, constitue une feuille de route équilibrée pour les négociations que le Gouvernement va maintenant engager avec nos partenaires européens sur le projet de règlement de la Commission européenne.</p>
<p id="par_864" style="text-align: justify;">Le groupe de l’Union centriste et républicaine approuvera donc la proposition de résolution qui nous est soumise. <span class="info_entre_parentheses">(Applaudissements</span> <span class="info_entre_parentheses">sur les travées de l'UCR, de l'UMP, ainsi que sur les travées du groupe socialiste, du groupe écologiste et du RDSE.) </span></p>
</div>
<!--/cri:pdl --></description>
<guid>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_proposition-de-resolution-europeenne-sur-la-proposition-de-reglement-du-parlement-europeen-et-du-conseil-relatif-a-la-protection-des-personnes-physiques-a-l-egard-du-traitement-des-donnees_1029.php</guid>
</item>
<item>
<title>Proposition de résolution européenne, sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données-Explication de vote</title>
<link>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_proposition-de-resolution-europeenne-sur-la-proposition-de-reglement-du-parlement-europeen-et-du-conseil-relatif-a-la-protection-des-personnes-physiques-a-l-egard-du-traitement-des-donnees_1030.php</link>
<pubDate>06 Mar 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<description><div id="intv_par_1029" class="intervenant">
<h2 id="par_1029"><span class="orateur_nom"><span class="orateur_nom">M. Yves Pozzo di Borgo</span></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le président, monsieur le garde des sceaux, mes chers collègues, rappelons que l’objet de la directive de 1995, transposée en droit français par la loi du 6 août 2004, est de mettre en place un cadre réglementaire visant à établir un équilibre entre un niveau élevé de protection de la vie privée des personnes et la libre circulation des données à caractère personnel au sein de l’Union européenne.</p>
<p id="par_1030" style="text-align: justify;">La nécessité de réviser cette directive ne fait aujourd’hui aucun doute – tel est l’objet de cette proposition de résolution européenne –, non seulement pour l’adapter aux technologies du XXI<sup>e</sup> siècle, au premier rang desquelles internet, mais aussi pour mieux encadrer les transferts internationaux de données personnelles et réduire les divergences entre États membres dans la mise en œuvre de cette directive.</p>
<p id="par_1031" style="text-align: justify;">En première analyse, il apparaît que le texte renforce les droits – portabilité, droits à l’oubli, etc. –, autant d’avancées extrêmement intéressantes. Mais, à d’autres égards, il peut susciter quelques inquiétudes.</p>
<p id="par_1032" style="text-align: justify;">Tout d’abord, le nouveau texte communautaire risque d’accentuer la concurrence intracommunautaire et, <em>in fine</em>, de diminuer le niveau de protection en matière de données personnelles.</p>
<p id="par_1033" style="text-align: justify;">Ensuite, il construit une gouvernance du groupe européen des autorités de protection, le G29, dans laquelle la Commission européenne retrouve énormément d’importance. Or cette forme de recentralisation de la gouvernance du G29 au niveau de la Commission ne me paraît pas en adéquation avec le monde décentralisé du numérique.</p>
<p id="par_1034" style="text-align: justify;">Par ailleurs, comme cela est relevé dans la proposition de résolution, la volonté de la Commission de retenir désormais le critère du « principal établissement » d’un responsable de traitement pour désigner l’autorité de protection compétente questionne le législateur national, garant des libertés individuelles. Ce critère mènerait à des situations où des atteintes à des données personnelles de nos concitoyens ne seraient plus du ressort de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Or la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés risque forcément d’interagir avec d’autres lois nationales – fiscales, ressources humaines, etc. L’autorité irlandaise, compétente dans un cas donné, l’appliquera-t-elle ? Rien n’est moins sûr...</p>
<p id="par_1035" style="text-align: justify;">En outre, ce texte communautaire pourrait avoir des conséquences économiques très préjudiciables, en favorisant les délocalisations d’entreprises vers des États dont les autorités de protection des données personnelles privilégient une approche plus souple et moins exigeante que celle qui est retenue par la France.</p>
<p id="par_1036" style="text-align: justify;">Soyons réalistes : pour les acteurs du numérique, cela conduirait à transférer la charge de régulation sur l’Irlande, le Royaume-Uni, voire le Luxembourg. Par effet induit, on risque d’avoir une baisse de la protection des données personnelles en Europe, alors que l’on est dans une situation internationale de très forte concurrence sur les questions de données personnelles.</p>
<p id="par_1037" style="text-align: justify;">Dans un contexte de dématérialisation des actes de la vie courante et de développement exponentiel des réseaux sociaux et des échanges de données personnelles de nos concitoyens, la protection de ces dernières doit être un sujet de préoccupation majeure du Gouvernement, et c’est bien au législateur national que revient le devoir de le lui rappeler à travers la proposition de résolution que nous examinons aujourd’hui.</p>
<p id="par_1038" style="text-align: justify;">Un haut niveau de protection en Europe constitue un avantage concurrentiel. Ce n’est justement pas le moment de baisser le niveau de protection, car c’est un facteur d’attraction pour les entreprises, qui vont bénéficier d’un niveau de protection juridique qu’elles ne rencontreront nulle part ailleurs dans le monde, et, pour les consommateurs, c’est un gage de confiance.</p>
<p id="par_1039" style="text-align: justify;">La réflexion sur l’avenir de la protection des données personnelles et de la vie privée en Europe ne peut pas être sacrifiée sur l’autel de l’empressement européen. C’est pourquoi, comme l’ensemble des membres du groupe de l’Union centriste et républicaine, je vais voter cette proposition de résolution qui va incontestablement dans le bon sens et qui se situe dans la continuité des travaux importants réalisés par la commission des lois du Sénat, notamment par mon collègue centriste Yves Détraigne. <span class="info_entre_parentheses">(Applaudissements</span> <span class="info_entre_parentheses">sur les travées de l'UCR.) </span></p>
<!--/cri:intervenant --></div></description>
<guid>http://www.unioncentriste-senat.fr/interventions-en-seance_proposition-de-resolution-europeenne-sur-la-proposition-de-reglement-du-parlement-europeen-et-du-conseil-relatif-a-la-protection-des-personnes-physiques-a-l-egard-du-traitement-des-donnees_1030.php</guid>
</item>
</channel>
</rss>
